Saitoo's Fictions

Saitoo's Fiction - Nouvelle - Adeline, je t'aime

Adeline, je t’aime

Les thèmes du récit :   

Attention, mesdames et messieurs ce récit est déconseillé, disons… au moins de 15/16 ans.

Oui, je pense que ça devrait le faire.

Après… pff… Je sais pas. Perso, à 16 ans je lisais pire…

Bon, on va dire que ce n’est pas conseillé aux très jeunes gens « purs » et sensibles !

Quoi qu’il en soit, j’espère que ce récit va te plaire ! Pense à me donne tes retours en commentaire ! 😉

Bonne lecture !

****************************************

     Je suis étendu sur le ventre nu comme un ver depuis maintenant plusieurs minutes. Seul un fin tissu dissimule mon postérieur. La pièce où je me trouve est faiblement éclairée et la chaleur commence à se faire sentir. J’ai si chaud que j’arrive à visualiser chaque goutte qui se fraie un chemin sur mon front. Bien qu’étant quelque peu anxieux, je l’attends inlassablement. Il faut dire que cela fait plus d’une semaine que nous ne nous sommes pas vus. Il est certes en retard, mais je sais qu’il aime me faire languir. Ainsi je savoure mieux nos retrouvailles. Je me demande ce qu’il va me faire aujourd’hui. Je sens déjà l’excitation me titiller le bas du ventre. Je ferme les yeux puis j’imagine toutes les sensations et tout le plaisir que je vais ressentir quand il sera là.

     La porte s’ouvre enfin et me sort aussitôt de ma rêverie. Lorsque nos regards se croisent, ma gorge se noue. Il s’approche lentement de moi, le sourire aux lèvres. Que j’adore son sourire, jamais je ne m’en lasserai. Je n’ai pas besoin de me dire quoi que ce soit, il sait ce qu’il a à faire. C’est ce que j’aime chez lui. Parfois, j’ai l’impression qu’il peut lire en moi comme dans un livre ouvert tant il sait comment me procurer du plaisir.

     Il s’incline à la hauteur de mon visage, toujours souriant, puis il appuie sur le bouton se trouvant sous la table qui me sert de lit. Une petite musique d’ambiance se déclenche. Oh ! De la musique orientale ! Je ne résiste pas longtemps, je suis immédiatement transporté de l’autre côté de la méditerranée. Je m’imagine en Prince Arabe dans un splendide palais des mille et une nuits. Lui ? Il serait mon domestique. Quoique, je le verrai bien en favori de mon harem. Il serait dès lors mon seul et unique amant. Je laisse échapper un petit rire nerveux. Je me sens si stupide à rêvasser comme un enfant. Mais que puis-je ? J’ai du mal à contrôler mon imagination lorsqu’il est là.

     Il se redresse pour prendre ses ustensiles dans une commode près de l’entrée. Il se place ensuite à ma gauche puis attend un moment, sans doute pour me faire trépigner d’impatience. J’ai envie de lui donner l’ordre de se dépêcher, mais je n’ose pas. D’ailleurs, cela ne gâcherait-il pas mon plaisir ? Notre plaisir. Il commence ensuite à effleurer ma peau des bouts des doigts. Je frissonne aussitôt tant ils sont glacials… Ou est-ce mon corps qui est brûlant ? Depuis combien de temps ne m’a-t-il pas touché ? À peine une semaine, alors pourquoi ai-je l’impression que cela fait des années ? Tout simplement parce que ces douces mains m’ont terriblement manqué. Si je le pouvais, je me redresserais pour les embrasser tant je les aime.

     Il commence à me faire de légers va-et-vient le long de ma colonne vertébrale en chatouillant mon épiderme. Ce simple geste me met dans tous mes états. Je soupire d’aise tant c’est agréable, mais aussi très apaisant. Relaxant certes, mais intensément aphrodisiaque. Doucement, je sens l’excitation monter peu à peu en moi. Alors, imperturbable jusqu’à présent, voilà que le général commence à sortir de sa torpeur à chaque caresse. Comment lui en vouloir ? Si j’étais un peu plus intrépide, j’en redemanderais plus. Toutefois, ma raison conserve le dessus sur mes désirs.

     Lorsqu’il atteint le niveau de mon bas du dos, j’ai un sursaut. Il laisse échapper un léger éclat. Je me sens stupide. Je n’aime pas quand il se moque de moi. Je préfère lorsqu’il rit avec moi. Malheureusement, ceci ne s’est jamais produit. Je le vois souvent me sourire, mais jamais il ne s’est amusé avec moi. Pourtant, son petit ricanement est si doux à mes oreilles. Ne suis-je pas assez digne à ses yeux pour qu’il puisse envisager de me laisser m’enivrer de son joyeux rire ? À cette pensée, je me sens un peu triste. Depuis le temps que nous sommes ensemble, nous n’avons jamais gloussé joyeusement ensemble…

     Il s’exécute ensuite à m’effleurer le haut des fesses par des mouvements circulaires. J’oublie aussitôt ma frustration en me laissant aller. Comment puis-je lui en vouloir alors j’affectionne tout particulièrement son toucher. Pourquoi est-ce que j’aime tant cela ? En me posant cette question, mon cœur s’accélère. Est-ce de la panique ? De la peur ? Ou tout simplement de l’émoi ? Sans doute un peu de tout ceci à la fois.

     Il m’écarte ensuite les bras et les jambes de manière à ce que mon corps fasse une sorte de « X ». Ses mains se promènent alors sensuellement le long de mon corps, encore et encore. Lorsqu’il parcourt ainsi ma chair, cela me procure un plaisir tel que j’oublie tout, jusqu’à mon propre nom. Je n’aime pas me montrer grossier, mais je suis à un stade où je peux oser dire que « je bande comme un animal en rut ». Comment de simples caresses peuvent-elles me faire réagir avec autant de ferveur ? Je l’ai toujours su, il est spécial. Il est le seul à avoir autant de contrôle sur moi. J’ignore s’il en est conscient. Devrais-je en parler avec lui ? Non, à quoi bon.

     Il fait une dernière fois le même geste puis il me palpe les jambes une à une. Je rougis en pensant que j’aurais tant aimé qu’il y aille franchement. Je suis certain qu’il sait que je n’attends que ça. Il s’attarde sur mes cuisses en remontant vers mes fessiers sans pour autant les atteindre. Quel homme cruel ! Je laisse échapper quelques soupirs qui s’apparentent à de faibles gémissements. J’enfonce aussitôt mon visage dans le coussin. Mes joues me brûlent. Si je le pouvais, je me retournerais pour prendre le dessus et lui exprimer toute ma gratitude. Oserais-je lui dire « tout mon amour » ? Non, c’est impossible. Il se moquerait de moi. Que faire ? Résister. Oui, je dois me contenir. Je ne me laisserai pas aller à mon émotion… Cependant, c’est si dur de le contrarier !

     Je suis de plus en plus bouillant. La chaleur de cette pièce ne m’aide en rien. Et ses caresses sur des zones si érogènes ne font qu’aggraver l’effervescence que je ressens. Il me caresse les hanches, puis les cuisses en remontant jusqu’à la frontière de mes fesses. Quel sadisme ! Les jambes ainsi écartées, il doit avoir une belle vue sur mes roupettes. Bien que ne les voyant pas, je les sens se gonfler à chaque minute qui passe. Par ailleurs, je flaire également un autre petit coquin collé à mon bas du ventre. À mon grand dam, le général, déjà bien ferme et épais, commence à être secoué par de légers spasmes. Je me mords la lèvre pour ne pas me trahir par un son quelconque. Hélas, je ne vais plus pouvoir me retenir. Ma raison me hurle de ne pas céder au plaisir, pourtant, je suis à deux doigts de tout lâcher. Néanmoins, elle n’a pas tort. Craquer serait signer mon arrêt de mort. Je m’étais promis de lui résister, je dois encore tenir. Encore un moment. Un petit moment et…

     J’ai joui. J’ai évacué en silence, mais j’ai bel et bien atteint un semblant d’orgasme. Il ne s’est rendu compte de rien. Peut-être parce que ce n’était qu’un petit filet. J’ai atrocement honte. Je me déçois. Je ne me suis pas battu jusqu’au bout. Je suis loin d’être aussi robuste que je l’imaginais.

     Une cloche résonne et il s’arrête. Je l’entends se frotter ses mains puis les essuyer à l’aide d’un tissu humide. Toujours souriant, il se redescend à la hauteur de mon visage pour arrêter la musique. Je préfère détourner mon regard de ce magnifique sourire qu’il aborde. J’ai honte de ma faiblesse. Il range son matériel puis me laisse seul. Dénudé sur cette « table-lit » et avec une gaule que je n’arrive pas à calmer. Je suis pathétique. Il me demande si je me sens mieux et je sors un petit « oui » gêné. J’ajoute que je désire rester un instant allongé si cela ne le gêne pas. Il me regarde, interloqué, puis il sourit compatissant.

— Ne vous en faites pas, cela arrive souvent lorsqu’on se sent très, voire trop, détendu. Je prends ça pour un compliment. Cela veut dire que j’ai bien fait mon travail. Restez encore 5 minutes, après ça ira. Passez une bonne soirée, Monsieur Alton.

— Au revoir Malik, dis-je en rougissant.

     Après quelques minutes, je réussis à calmer mon érection. Je récupère ma serviette personnelle qui me servait de drap sur cette « table-lit ». Je rougis à nouveau. Elle est sale. Je vais devoir la laver sur le chemin du retour. En entendant, je le range dans mon sac de sport puis je me dirige vers les vestiaires. J’ai besoin de prendre une douche bien méritée.

     Après la douche et m’être rhabillé assez rapidement, je récupère mon sac de sport ainsi que ma mallette de travail. J’arrive devant la réceptionniste à l’entrée de l’institut. La jeune femme lève le visage de son ordinateur en s’apercevant de ma présence puis me sourit.

— Votre séance de massage s’est bien passée, Monsieur Alton ?

— Oui, Élodie. C’était très agréable. Ça fait du bien, ma semaine a été rude.

— Je suis heureuse dans ce cas. Je vous prends un rendez-vous la semaine prochaine à la même heure avec Malik ?

— Oui, s’il vous plait.

— Très bien, je vous ferai parvenir votre note à votre bureau comme d’habitude.

     Elle me remercie et me salue. Si elle savait…

     Une fois dehors j’inspire un grand bol d’air frais. Je pose mes deux sacs puis je place une cigarette que je coince entre mes dents. Avant de pouvoir l’allumer, mon téléphone se met à vibrer. Je le sors de ma veste et regarde qui est la personne qui m’appelle. Un sentiment étrange me prend. De la culpabilité mêlée à du dégout.

— Allo ? Oh, mon cœur c’est toi… Exact, je quitte le bureau à l’instant… Ah, c’est vrai, ta mère vient aujourd’hui. Dans ce cas, je passerai à la pâtisserie lui acheter une forêt noire. Je crois qu’elle adore ça… Hum… D’accord… Pas de soucis, mon amour… Oui, je sais, ne t’en fais pas. Je te dis. À tout à l’heure… Ah ! Adeline ?… Je t’aime.

****************************************

« Lui par contre, c’est une vraie ordure !!!! »

C’est ce que m’a écrit une pote après avoir lu cette nouvelle.

… Je ne vais pas te mentir… J’ai explosé de rire !!! 😆

Je ne sais plus trop ce qui m’a inspirée pour cette histoire. Je me souviens juste d’avoir eu envie d’écrire une nouvelle sur une « Adeline ». Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais strictement rien. Même moi, j’ai du mal à comprendre ma logique ! Je voulais écrire une nouvelle sur une Adeline et c’est venu tout seul.

En tout cas, j’aime beaucoup cette petite nouvelle ! À chaque fois que je la relis, je rigole en me disant : « Ah ! Tu t’attendais pas à ce que ce soit une simple séance de massage hein ! Niak ! Niak ! Niak ! »

… Oh wait ! Tu crois que ça veut dire que j’aime écrire sur les « ordures » (« O_o) ?!

Bon, promis, la semaine prochaine, pas de récits avec pour principal protagoniste une sale ordure ! 😆

Petit bonus : pour ceux que ça intéresse, voici « comment j’imagine la musique d’ambiance ». Il s’agit de « Yearning », une création de Raul Ferrando et Fathi Aljarah. Clique sur « play », ferme les yeux, écoute et profite !

Je te dis à très bientôt pour un prochain article !





Hey ! Plus on est de fous, plus on rit ! Alors rejoins-moi sur
Instagram ,   Facebook ,   Twitter ,   Pinterest   et   Wattpad !

2 commentaires

  • Furiae 21 janvier 2017

    Oui, je l’ai vite reconnue ! Cette histoire était sur ton site à l’époque où je t’ai rencontrée ! Mais je l’ai relue en entier, le plaisir est intact ^^

    • Fran Geldon 27 janvier 2017

      Ah, ça me fait plaisir que le récit te plaise toujours autant ! J’avais peur qu’il ait mal vieilli x’D

Pour info, je prends plaisir à lire et à répondre à chacun de vos commentaires dès que je le peux. Aussi, même si c'est facultative, je te conseille de renseigner ton adresse de E-mail pour être notifié(e) par mail dès que je réponds à ton commentaire. Et ne t'en fais pas, ton E-mail ne sera pas publié. // PS. Merci pour ton commentaire ! ♡