Saitoo's Fictions

Nouvelle "Mon fils" by Saitoo's Fictions

Mon fils

Les thèmes du récit :   

Première nouvelle à paraître sur ce site !

Enfin, non, si tu me suis depuis mes débuts, tu sais très bien qu’il s’agit de la simple correction d’une ancienne nouvelle.

MAIS OSEF !!!!

Je suis vraiment heureuse de remettre cette nouvelle en ligne !

En toute honnêteté, je l’aime beaucoup. Non, je ne suis pas honnête…. En réalité, il s’agit de ma nouvelle préférée !

Il est rare que je sois aussi fière d’une nouvelle que j’ai écrite, mais là.

Elle est courte, très simple, mais je l’aime.

J’ai fait le choix d’utiliser un point de vue assez spécial, car je n’ai pas souvenir d’avoir lu une seule fois un roman ou une nouvelle avec ce genre de point de vue. Ça m’intriguait et j’ai donc voulu voir ce que ça peut donner.

Si tu as des romans ou nouvelles à me conseiller dans le même style, n’hésite surtout pas à le faire en commentaire !!!

Allez, assez de blabla, je te souhaite une très bonne lecture !

Bonne lecture !

* * *

— Maman, il faut qu’on parle.

À l’âge de 26 ans, j’ai eu mon premier enfant après deux fausses couches. À l’âge de 41 ans, j’ai perdu mon tendre époux dans un terrible accident ferroviaire. Aujourd’hui, je suis à la retraite et pourtant je n’ai aucun regret. J’aime la vie que j’ai menée, j’aime ma vie actuelle et surtout j’aime mon fils plus que tout au monde.

Mon fils, j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux. Je l’ai chéri et fait grandir dans l’unique but d’en faire une bonne personne. Je suis fière de mon fils, bien que par moment ce ne fut pas de tout repos. Il a toujours été quelque peu… Spécial. Enfant, il n’aimait guère jouer avec ces petits camarades. Il préférait largement lire plutôt que d’aller jouer au foot avec les enfants du quartier. C’était un enfant sensible, que voulez-vous. Adolescente, sa chambre était couverte d’abjects posters de chanteurs de rock à l’aspect efféminé. L’âge rebelle, que pouvais-je bien y faire ? Jeune adulte, il a voulu arrêter ses études pour devenir artiste. Artiste… Je ne lui aurais pas empêché si seulement ce métier était sûr. Mais ce n’est pas le cas. Je refusais de voir mon fils devenir comme ces prétentieux ou encore ses dépressives alcoolique ou drogué ! Le monde artistique est un monde à part et bien trop dangereux pour le cœur sensible de mon bébé. Dieu merci, il a repris le droit chemin. Il m’en a fait voir de toutes les couleurs, mais à présent il est devenu un médecin respectable. Quant à moi, rassurée au sujet de l’avenir de mon enfant, j’ai fini par quitter la Capitale pour aller vivre en Alsace. Je ne le vois plus aussi souvent que je le voudrais. Et pourtant, mon fils fait chaque mois le déplacement pour rendre visite à sa vieille mère. N’est-ce pas un enfant adorable ? « Donnez-leur de l’amour et ils vous le rendront ! », comme le disait si bien tante Jacqueline.

Seule tâche à cette belle histoire : je n’ai toujours pas de petits enfants. Je sais que mon fils n’aime pas que j’aborde ce sujet. Il dit que je l’étouffe avec cela. N’importe quoi. Si je le lui rappelle, c’est pour son bien, pardi ! Je ne serai pas toujours là pour mon enfant et j’aimerais être sûre qu’à son tour il aura auprès de lui une famille pour l’aimer autant que je l’aime. Sans oublier qu’il a tout de même un devoir envers son nom ! Il doit absolument transmettre le nom de son père aux futures générations. Dans la famille, nous sommes fiers de porter le nom d’un aïeul résistant. C’est un véritable honneur pour notre famille d’avoir combattu dans l’ombre pour la liberté de notre beau pays. Mais tout ceci est de l’histoire ancienne. Mon petit doigt me dit que ce jour est enfin arrivé. Mon cher fils vient me rendre visite pour le week-end comme à son habitude, et il se trouve qu’il m’a confié un peu plus tôt au téléphone qu’il ne viendra pas seul. Qu’il avait, je cite « une personne chère à me présenter ». Merci Seigneur ! Merci infiniment !

Je suis tout émoustillée ! Rares sont les occasions où mon bébé me ramène une amie. J’ai beau être sa mère, la chair de sa chair, et pourtant il s’obstine à ne rien révéler ou presque de sa vie privée. Je sais toutefois qu’il est très proche avec une charmante jeune femme qu’il a rencontrée à l’université. Une fille des îles toute mignonne et adorable. J’ai été très déçue de savoir qu’ils n’étaient que de simples amis. Dommage, avoir des petits-enfants métissés me semblait si amusant.

Mais qu’importe, la roue a tourné ! Moi qui ne suis plus très matinale depuis ma retraite, je me suis même levée à l’aube pour l’occasion. Ma petite maison est toute propre, mais je ressens le désir de faire à nouveau le ménage. Je passe donc la journée à jardiner, à faire les dernières courses et une fois de plus le ménage. Je veux que son amie sache que mon fils a été élevé par une mère respectable et qu’elle n’a rien à craindre de moi. J’ai beau être démodée, je sais qu’il est dur de rencontrer les parents de son amant. Oh ! Seize heures, on sonne enfin à la porte. Je m’empresse d’ouvrir avant de prendre dans les bras mon enfant chéri.

— Mon Jacqui ! m’exclamai-je presque en lui sautant dessus
— Quel accueil, maman ! Toujours aussi énergique.
— C’est que tu m’as manqué, mon bébé.
— T’exagères, je suis venue le mois dernier maman. Ah, pardon, je te présente…
— Gustave, termine l’inconnue. Ravi d’enfin faire votre connaissance Madame.

Je regarde la main tendue de l’invité. Quelle déception ! Moi qui m’attendais à une charmante demoiselle… Enfin, ce sera pour la prochaine fois. Je souris par courtoisie et je lui serre la main. Quelle poigne ! Il faut l’avouer, l’ami de mon fils est un robuste et fort bel homme. J’oublie ma déception, totalement sous le charme par son adorable sourire. Il me semble tout à fait sympathique. En ce qui concerne les amis de mon fils, je ne me suis jamais inquiétée, car mon fils a le don de se faire de bons et agréables amis. Bien qu’ils finissent toujours par perdre contact au bout d’un certain moment. Mais il semble bien le vivre, alors je ne m’en fais pas pour lui.

Je les invite à rentrer avant de leurs serres quelques apéritifs en attendant le diner. D’après ce que j’ai compris, Gustave travaille dans la publicité. C’est un secteur que je ne connais pas, mais je lui demande si ce n’est pas très dangereux. J’ai vu 99Franc et d’après ce que j’avais compris il s’agissait d’une histoire vraie. Il me sourit et me rassure que dans l’entreprise où il travaille ce n’est absolument pas comme dans ce film. Les gens sont très professionnels, travailleurs et amicaux. Comme quoi il ne faut pas toujours se fier à ce qu’on raconte ! J’apprends également qu’il est à peine plus âgé que mon Jacqui. Ils se connaissent depuis maintenant trois ans. Je me sens vexée et je le fais savoir à mon fils. Je suis sa mère et il attend trois longues années avant de me présenter celui qui semble être son meilleur ami. Pour le pardon de mon fils, Gustave m’offre un petit cadeau. Je me doute bien qu’il l’avait prévu de me l’ouvrir quoi qu’il advienne, mais je suis tout de même ravie de l’intention. Ravie, je lui fais la bise et pour le taquiner, je lui dis qu’un second fils plus gentil que mon Jacqui serait le bienvenu.

On passe un agréable moment tous ensemble et je suis aux anges. Lorsque mon fils est là, je me sens toujours heureuse. Mais lorsqu’il amène du monde, mon bonheur est dupliqué, car mis à part mes copines du club, je rencontre peu de nouvelles têtes. Quand l’atmosphère me semble assez bien détendue, je les invite à passer à table.

— Dites-moi Gustave, êtes-vous marié ? lui demandai-je tout en m’asseyant en face d’eux.
— Pas encore, mais je l’espère un jour.
— Oh ! Oh ! Mon petit doigt me dit que vous avez quelqu’un en vue ! Ah, la jeunesse !
— Ah, c’est fort possible, avoue-t-il en souriant.
— Maman, arrête, s’agace mon fils. Tu ressembles à une policière en plein interrogatoire.
— Ne dis pas n’importe quoi. Je veux juste en savoir davantage sur ton ami. Quel mal y a-t-il à cela ? D’ailleurs en parlant de mariage. Et toi, mon Jacqui ? Toujours personne en vue ? Tu sais, je me fais de plus en plus vieille. J’aimerais bien avoir des petits-enfants avant de passer l’âme.
— Maman…
— Et puis n’oublie pas que ton père serait fier de savoir son nom transmis à un mini Jacqui.
— Maman ! Arrête s’il te plait…
— Pourquoi est-ce que tu t’énerves ? Je ne te demande pas la lune ! Ce n’est pas compliqué de nos jours avec tous ces sites web et je ne sais quoi encore. Tu devrais essayer, je suis sûre que tu trouveras une charmante jeune fille.
— Et si je ne voulais pas de femme !
— Seigneur ! Comment peux-tu dire une telle atrocité ? Tu as déjà 39 ans Jacqui ! Tu veux finir ta vie seule ?! Quelle idiotie !
— Je n’ai jamais dit que je voulais finir seule. Justement, maman, il faut qu’on parle.
— Eh bien, nous parlions à l’instant. Dis-moi ce qui ne va pas, mon bébé. Tu sais que maman sera toujours là pour toi. Tu as peur de t’engager, c’est cela ? Il ne vaut pas mon cœur. C’est dur au début, car tu as toujours été célibataire, ma crois-moi tu va vite aimer. Et ça te fera du bien ! Enfin, je veux dire, tu es un homme, tu as forcément besoin de plaisir.
— Maman, par pitié !
— Bah quoi ? Tu ne vas pas me dire que tu ne te sens pas en manque par moment.
— Bon sang, mais je ne veux pas parler de ma vie sexuelle avec ma mère !
— Allons bon ! Je suis peut-être vieille, mais je connais les choses de la vie. À ton avis comment est-ce que tu es venue au monde ?
— Maman !

Jacqui soupire tandis que Gustave tentait tant bien que mal de dissimuler son fou rire.

— Allons, allons, j’arrête de te taquiner. Alors mon bébé, qu’est-ce que tu voulais me dire ?

Mon Jacqui baisse la tête. Quelque chose le ronge, je le vois. Je n’aime pas le voir ainsi. Peut-être qu’il avait une amie et que celle-ci l’a quitté ? Mon pauvre enfant…

— Mon Jacqui, qu’est-ce qui se passe ? Parle-moi. Je suis là pour toi, ne l’oublie pas.
— Maman…
— Oui, mon bébé ?
— J-je… Maman je ne suis pas comme les autres.
— Qu’est-ce que tu racontes ?
— Je ne pourrais pas avoir d’enfants.
— Tu es stérile ?! Bon Dieu… Que faire, que faire…? Oh, mais oui ! Ne ne t’inquiète pas, mon amour, il y a des solutions. Par exemple l’adoption ou…
— Non, c’est pas ça. Écoute maman, je… je n’aime pas les femmes.

J’ai eu un temps d’arrêt. J’ai cru mal comprendre, mais non, il avait bel et bien dit qu’il n’aime pas les femmes. Non, c’est surement une de ses stupides farces !

— Qu’est-ce que tu me racontes-là, Jacqui ? Si c’est une blague, elle est de très mauvais goûts…
— Maman, j’aime les hommes. Je suis homosexuel. Si je suis venu avec Gustave, c’est pour te le présenter. Gustave et moi on…
— Ça suffit.

Ma tête me fait mal. Je sens la migraine pointer le bout de son nez et ce n’est pas une belle migraine. Je ne comprends pas ce qu’il me raconte. Il n’aime pas les femmes. Qu’est-ce donc ces sornettes ?! Mon cœur se serre et je vois ma vie en compagnie de mon fils défiler sous mes yeux. Était-ce une vie mensongère ? Comment ? Mon fils, mon fils aime les hommes ? Était-ce une vie gâchée ? Seigneur, c’est un cauchemar. Mon Jacqui aime les hommes. Je pose ma main sur la bouche. La nausée me prend tandis que mes yeux me brulent.

— Maman…

J’ai toujours été fière de mon enfant et pourtant, aujourd’hui, j’ai l’impression que mon monde s’effondre. Jusqu’à maintenant, je n’avais aucun regret. Aucun. Mais comment est-ce possible ? Comment aie-je pu faire un tel enfant ? Mon enfant n’était pas juste spécial. Tous ces signes, j’aurais dû m’en douter. Ce n’est pas naturel. Qu’ai-je fait ? Pourquoi ai-je élevé cet enfant pour qu’il devienne ainsi ?

— Maman, s’il te plait…, me supplia-t-il la voix brisée, mais je ne voulais plus l’entendre.
— Sortez. Sortez de chez moi.
— Maman, écoute, je…
— SORTEZ DE CHEZ MOI !

Je frappe fortement du poing pour me faire comprendre. Ils ne disent rien. Ils se lèvent et s’en font tous les deux. Comment ai-je pu être trompée par le sourire charmeur de ce diable de Gustave ? Comment ai-je pu être trahie par mon propre fils ? Je ne veux même plus regarder cet homme. Ce n’est plus mon enfant. Je n’ai jamais eu d’enfant.

FIN

* * *

Eh ben, je ne sais pas toi, mais moi cette nouvelle me retourne toujours autant…

Vous pensez qu’une telle mère existe ? Ce serait bien triste… Vous savez quoi ? Je suis sûre que Huguette (oui c’est le prénom de mon personnage) existe quelque part dans ce monde. Pire encore, je suis certaines qu’elle pleure non pas du fait d’avoir chassé son fils ou sa fille, mais que son bébé soit homosexuelle… Hum, c’est moi où l’atmosphère est devenue plus triste ?!

Et toi qu’as-tu pensé de cette nouvelle ? N’hésite pas à me donner ton avis !
Et j’attends toujours tes suggestions de romans et nouvelles ayant le même thème !

Allez, je retourne à ma lecture ! Ciao !





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3 commentaires

  • BlueRaven 13 novembre 2016

    Bien que très triste, cette histoire est hélas réaliste. Combien de parents, frères, sœurs, amis, rejettent leur proche juste « à cause » de leur homosexualité…

    Cette petite histoire est en plus assez touchante et percutante, car on ressent bien tout l’amour maternel que nourris la mère pour son fils. C’est presque un lien sacré qu’elle a avec lui, un lien très fort.
    Tellement fort que sa réaction l’est d’autant plus devant la vérité. Mais fort dans le mauvais sens, malheureusement.

    Plus on aime une personne, plus on peut être facilement déçu, ça marche aussi pour un parent et son enfant.

    J’ai presque pensé que la mère allait accepter la relation de son gamin, vu comme elle semble gentille et affectueuse. Le genre de mère un peu cliché que certains rêvent d’avoir.
    Mais le fait qu’elle ne pense pas un seul instant que son enfant puisse aimer un homme veut tout dire.
    C’est une sorte de sujet tabou auquel elle ne veut surtout pas penser.

    Malgré sa gentillesse et son grand cœur, son esprit reste fermé sur ce sujet. Elle préfère chasser la source de son problème, ce qui a détruit son royaume, plutôt que d’essayer de le comprendre.

    J’aime beaucoup les histoires qui traitent de la famille face à l’homosexualité. Et celle ci est très intéressante et plaisante à lire (pour son réalisme hein, pas pour la fin amère x) ! )

    Avec en plus la vision directe de la mère, qui permet à la fois de la comprendre elle et son incompréhension.

    • Fran Geldon 19 novembre 2016

      Merci, BlueRaven, pour ton commentaire !!!

      C’est vrai que c’est très rare d’avoir le point de vue d’un parent. Que tu trouves ce récit réaliste me fait énormément plaisir, car c’était recherché, bien que cela soit de la pure fiction ! Comme tu l’as bien souligné, je voulais me défaire un peu du stéréotype du parent compréhensif, car ça correspond peu souvent à la réalité…

      Je t’avoue que même si j’adore ce récit, je n’ai pris aucun plaisir à me mettre à la place de la mère. Toutefois, j’étais assez curieuse de voir comment mon personnage allait réagir. Je pensais d’abord écrire un récit tragique tirant sur le mélodrame, mais ça n’allait pas. J’avais l’impression qu’en faisant un « mauvais » parent dès le départ, cela aurait justifié son comportement. En gros que vous auriez pensé : « De toute façon, c’était une mère ignoble depuis le début, ça ne m’étonne même pas ! ».

      Du coup, j’ai décidé de faire ma petite vicieuse en essayant de bien vous choquer. Et pour ce faire, j’ai pris la décision de présenter un personnage modèle, généreux et tout à fait adorable au premier abord. D’une part, cette mère rejette son fils, ce qui fait d’elle une mauvaise mère. Et pourtant, elle était quelques lignes auparavant la mère la plus adorable du monde ?! Il y a de quoi rendre dingue n’importe quel(lle) lecteur ou lectrice !… Bon après soit le lecteur ou la lectrice adore ce retournement de situation, soit il ou elle m’en veut xD

      J’avais aussi pensé à faire un père, mais les pauvres, dans les fictions à tendance Boy’s Love, ils souffrent déjà de l’image du père violent qui maltraite son « pédé » de fils ou sa « traînée » de fille… Et puis, aussi stupide que cela puisse paraître, dans notre société une mère qui rejette son enfant est plus dure à accepter dans l’esprit d’une majorité de personne qu’un père qui rejette son rejeton ^^ »

      Enfin bref, un grand merci pour ton retour ! J’ai été agréablement surprise par ton long commentaire x)

    • BlueRaven 26 novembre 2016

      C’est un plaisir ! Je sais que c’est toujours agréable et salutaire d’avoir des retours sur ses travaux. Et puis quand une histoire m’a inspiré, j’aime la commenter :p

      C’est ça, le point de vue RÉALISTE d’un parent, et non un banal cliché. Dans ton histoire, on pourrait presque se retrouver, plus facilement qu’avec des parents bourreaux-tyrans bourrés d’exagérations (même s’il y en a aussi…)

      ça c’est sûr, ce n’est jamais marrant de se mettre à la place de la personne qui rejette un proche homosexuel. Ou de se mettre dans la peau d’une personne tout bonnement homophobe.
      Mais ça a en effet un coté intéressant, de voir l’évolution, et de se dire que finalement la personne n’est pas foncièrement méchante. Juste qu’elle tient trop à la personne qui n’a pas une sexualité dite normale. Et ça peut la pousser à rejeter l’individu en question… C’est un exercice bien délicat de décrire ce genre de situation !

      Mais dans ton histoire ça reste plaisant, malgré la fin tragique, car le fond réaliste sonne mieux qu’un truc prévisible avec le méchant parent.
      Le méchant parent qui aurait fait lever les yeux au ciel en commençant ton récit, si tu avais présenté une mère trop autoritaire et ouvertement fermée d’esprit.
      J’ai aimé ce retournement de situation dans sa façon de le présenter et pour son réalisme.
      Car c’est tristement réaliste, et ça se voit encore plus que cette mère aime son fils. Tellement qu’elle ne veut pas voir la vérité en face…

      (Et puis, il faut bien être un peu sadique quand on écrit, ça met du piment 😀 Le tout étant de bien doser ! )

      Et tu as raison, l’image du père face à son enfant homosexuel est souvent l’image d’un père impitoyable dans ses mots. Quand ce n’est pas dans ses gestes, pouvant aller jusqu’à battre son gamin.
      En opposition à la douceur de la mère (encore un cliché… ! ). Pourtant, une femme offensée et choquée par la sexualité de son enfant, ce n’est que trop présent, juste que ça fait moins bien on va dire… x)
      ça fait du bien de bousculer les clichés, quand on peut.

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